qui pour un peu se croirait poète

Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 21:46
Tu parlais des gens d'Octobre avec un frisson intérieur, une fierté immense, un étrange bonheur qu'on ne peut partager.
Je t'écoutais avec envie, goûtant le fruit de la jalousie, feignant le scepticisme.
Bien, j'ai trouvé, oui, moi aussi, j'ai trouvé mon mysticisme.
Quelle statisfaction d'être enfin, de savoir à quel clan j'appartiens, d'avoir été chanté, reconnu par lui.
J'ai moi aussi trouvé mon grigri.
Tu as ta médaille, j'ai ma planète, ton écrivain, j'ai mon poète.
Oh non, je n'ai pas cherché en vain, dans grimoires et livres poussiéreux. C'est simplement le hasard qui m'a livrée à eux. En relisant les poèmes Saturniens, je me suis souvenue que cette planète ne m'était pas inconnue. En effet, elle correspond au signe du capricorne qui est le mien.
Tandis que Vénus influence la Balance qui penche au gré du vent, Saturne enracine ses enfants dans la sagesse et dans le temps.
Le meilleur ami du Capricorne, le temps, toujours allié, jamais impatient.
Il vient à bout de toutes les peines, tous les tourments, qui nombreux pourtant, sont écueils sur cette terre.
Aussi tu vois mon cher, je fais partie des Saturniens.
Si tu prends le temps, un jour, viens, et rends le moi.
Nous parlerons entre immortels si nous nous considérons comme tels.
Par CHRISBE - Publié dans : qui pour un peu se croirait poète
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 18:00
L'adret et l'ubac Toujours courir après les trains, pour fuir, se fuir ou le rattraper. Qui, le train, le temps ? Tout passe, tout lasse. On vous dira, rien ne sert de courir, il faut partir à point, mais les fruits mûrs sont dévorés. Rester vert, avoir sa valise prête, être en habit de fête dans sa tête, rêver, rêver, y croire, à en attraper la migraine. De l'absurde au mystère, de l'être au néant, il n'y a qu'un pas, un grand fossé profond et froid, qu'on enjambera en regardant le ciel.
Par CHRISBE - Publié dans : qui pour un peu se croirait poète - Communauté : partage
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 22:33

chevauxbleus.JPG


Son flanc battait si vite. On eut dit qu'il allait en mourir. Mais non, il se releva péniblement, claqua ses sabots d'acier, ce qui fit des étincelles sur ce sol de silex, et repartit au galop dans un bruit métallique infernal et un nuage doré. On lui avait soudé le métal sur la corne.
Sa queue balayait l'espace et créait des tourbillons de feu. Tout blanc et frissonnant, l'écume montait à sa bouche. Le mors lui avait si longtemps arraché la chair. On ne voyait déjà plus les traces des éperons qui pourtant, l'avaient profondément écorché.
La liberté, il ne comprenait pas encore. Il croyait qu'il lui poussait des ailes? il croyait qu'il redevenait licorne. Vers la forêt, il e dirigeait. Son odorat très fin humait déjà la jeune feuille de chêne, et la mousse fleurie. On lui avait dit que ses sabots metalliques fondraient aux rayons du soleil et qu'au contact du sol humide, il reprendrait sa forme de légende.
Plus personne ne l'emprinsonnerait dans ses couleurs. Il était pu et blanc, il le resterait. On ne pourrait le crucifier à une feuille de papier. Le pinceau ne pourrait plus imiter sa robe immaculée. La plume ne pourrait plus décrire son allure altière. Il retournerait chez lui. Il était victime des légendes, comme nombre d'autres, mais l'éphémère gloire des humains ne l'interessait guère. Il perdait peu à peu le nom dont l'avaient affublé les livres d'images.
Les légendes n'ont pas de nom.
Il perdait son enveloppe artificielle.
Déjà le sol était plus riche et plus doux à ses sabots.
Bien qu'épuisé, il ne pouvait plus s'arrêter ni se retourner.
L'ombre humide et chaude de la forêt s'avançait.
Encore un galop, il n'était déjà plus lui.
Un dernier effort, quitter la lourdeur de cette réalité ;
Tout son corps parcouru de tressaillements nerveux, luisant de souffrance et de fiel, chaque muscle tendu vers ce but, dans la flamme de son pelage, dans le velours de sa robe, et ces étincelles qui lui brûlaient douloureusement les jambes, les larmes lui montaient aux yeux.
Encore un effort !
Sa crinière au vent sec du désert de pierres, l'écume de sa bouche s'échappait en nuages, et ce bruit infernal, ce cliquetis, comme quatre épées qui s'affrontent.
La fraicheur de sa tendre forêt !
Enfin l'odeur emplissait ses naseaux, il but à long traits à la source.
Il avait oublié le goût de l'eau qui jaillit du roc et la caresse de la mousse sur son museau.
Le repos, enfin.
Il ne lui restait plus qu'à passer la colline, mais il n'était pas pressé. Il avait franchi la porte végétale.
Il avait quitté son manteau de plomb.
Il pouvait enfin se reposer.
Il n'avait plus peur des flèches.*Le bonheur de se rouler sur ce sol douillet.
L'invite était si tentante.
Et L'herbe si fraiche.
La moiteur de ces tentures de chlorophylle tapissant le ciel entre les branches des arbres et l'obscurité qui jouait avec les trous de soleil de la clairière, l'engagèrent à s'endormir.
Il était si calme de nouveau.
Son sommeil fut si profond, qu'il passa la colline et disparut.

(offert à maman pour la fête des Mères 1985)

Par CHRISBE - Publié dans : qui pour un peu se croirait poète - Communauté : l'art pour tous
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 15:19

"C'est pourquoi la prévention de l'acceptation indésirable doit être avant tout recherchée dans une question éclairée, et dans la confidentialité."

Le titre de cette plaquette ditribuée par une banque ou compagnie d'assurance m'a toujours étonnée. Je viens de le retrouver dans mon déménagement, mais c'est passé à la poubelle.

Chaque mot est pour moi source d'une incommensurable incertitude :

- Savoir : je sais que je ne sais rien. Peut on savoir quelque chose, alors que la première goutte de vie sur terre a mis trois milliards d'années pour déborder de son vase. Et qu'en 5.000 ans, les humains dont je fais partie, ont réussi à tuer peut être autant d'hommes que les météorites et autres phénomènes ont tué de dinosaures.

Quand j'étais gamin? je pensais que Dieu avaut déjà créé plusieurs terres avant celle ci et qu'il les détruisait pour recommencer à chaque fois qu'il se rendait compte que son expérience tournait au chaos. ce qui signifiait pour moi, qu'il allait bientôt nous jeter dans le trou de l'évier comme le vieux contenu d'un bec becher tout moisi. Bref je ne sais pas ni pourquoi je suis là, ni pour combien de temps. Ce qui revient toujours à me dire que je ne sais pas pourquoi je travaille.

 

- Neutraliser : la suite et la conséquence, quand le mélange est moisi, on desinfecte. Quand le mélange est explosif, on neutralise. Terme guerrier, grossier, vulgaire, policier, coercitif.

 

- Acceptation : J'accpete mon sort. Acceptè-je mon sort ? Souhaitè-je être neutralisé.

Je me laisse envahir, humilier, abattre, je me laisse aller. Je suis en position de résignation, prêt à accepter l'indicible.

 

- indésirable : accepter l'indésirable. J'accepte ce que je ne désire pas. J'accepte de n'être pas désiré. j'accepte d'être récusé, humilié, indésiré. J'accepte ce qui est récusé, humilié, indésiré.

Depuis la création, l'homme est indésiré par la Nature. La nature le rejette, le répulse. Il l'exaspère.

Le nature l'expulse, l'abjecte.

Il cherche,n depuis que la matière en lui s'est dotée d'une part d'intelligence, à la courber, la briser, l'asservir, et je suis là et j'accepte et je ne sais pas neutraliser cette acceptation indésirable.

Le sort s'acharne sur moi et me brise pour me permettre de ma rebeller, mais le temps n'est pas encore venu. Je n'ai encore le courage que de peser les évenements et les dresser contre moi. Le hasard me jette partout, comme une pièce de monnaie, à pile ou face, m'étouffant sous les évenements.

Dois je me voiler la face ?

ou me voilè-je la face ?

Je ne sais plus bien où je dors ce soir.

Et tu sais en fait ce que signifie cette phrase de juriste ou de banquier ?

Elle voulait dire qu'en matière d'assurance vie, si le bénéficiaire acceptait le contrat d'assurance vie souscrit par l'assuré, l'assuré ne pouvait plus changer de bénéficiaire, casser le contrat ou même demander un rachat total ou partiel. C'est bête, tu vois, ce qu'une phrase peut entrainer comme divagations longitudinales.

J'ai encore les poumons embués.

 

Par CHRISBE - Publié dans : qui pour un peu se croirait poète - Communauté : partage
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 18:57

Marabout bout de ficelle selle de cheval cheval de trait trait de crayon crayon noir noir de suie suie de cheminée cheminée de maison sonnerie risotto toto croque FIGUREScroquis quitter terrier été tétée tais-toi toiser zélé laisser serrer errements menteur heure trente hanta tatami mijorée orée du bois bois de rose osé osé Joséphine fine de claire clair de lune lunatique tic tac tac au tac tactique tic et toc toquante antédiluvien viens dans mes bras brazzero zéro de conduite tête énorme et petite chaise 

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Présentation

MERCI DE M'AIDER


MERCI DE M'AIDER A TENIR MON PINCEAU

Seule au monde, je ne pourrais peindre.
Seule au monde, je n'aurais pas besoind 'émotion,
de souvenirs, de sensations, de couleur.

Heureusement, je fais partie de l'humanité.

Je demande la patience
à ceux qui me regardent.

Je demande l'attention
à ceux qui me voient.

je demande l'indulgence 
à ceux qui me scrutent.

Je demande l'oubli
à ceux qui haussent les épaules.

Je demande la quiétude
à ceux qui me comprennent.

J'aime le sourire
de ceux qui apprécient.

MERCI.
chrisbe

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