Mercredi 2 décembre 2009
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21:46
Tu parlais des gens d'Octobre avec un frisson intérieur, une fierté immense, un étrange bonheur qu'on ne peut partager.
Je t'écoutais avec envie, goûtant le fruit de la jalousie, feignant le scepticisme.
Bien, j'ai trouvé, oui, moi aussi, j'ai trouvé mon mysticisme.
Quelle statisfaction d'être enfin, de savoir à quel clan j'appartiens, d'avoir été chanté, reconnu par lui.
J'ai moi aussi trouvé mon grigri.
Tu as ta médaille, j'ai ma planète, ton écrivain, j'ai mon poète.
Oh non, je n'ai pas cherché en vain, dans grimoires et livres poussiéreux. C'est simplement le hasard qui m'a livrée à eux. En relisant les poèmes Saturniens, je me suis souvenue que cette planète
ne m'était pas inconnue. En effet, elle correspond au signe du capricorne qui est le mien.
Tandis que Vénus influence la Balance qui penche au gré du vent, Saturne enracine ses enfants dans la sagesse et dans le temps.
Le meilleur ami du Capricorne, le temps, toujours allié, jamais impatient.
Il vient à bout de toutes les peines, tous les tourments, qui nombreux pourtant, sont écueils sur cette terre.
Aussi tu vois mon cher, je fais partie des Saturniens.
Si tu prends le temps, un jour, viens, et rends le moi.
Nous parlerons entre immortels si nous nous considérons comme tels.