Lundi 4 janvier 2010
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18:00
Toujours
courir après les trains, pour fuir, se fuir ou le rattraper. Qui, le train, le temps ? Tout passe, tout lasse. On vous dira, rien ne sert de courir, il faut partir à point, mais les fruits
mûrs sont dévorés. Rester vert, avoir sa valise prête, être en habit de fête dans sa tête, rêver, rêver, y croire, à en attraper la migraine. De l'absurde au mystère, de l'être au
néant, il n'y a qu'un pas, un grand fossé profond et froid, qu'on enjambera en regardant le ciel.